Patrizia CIOFI

La soprano italienne Patrizia Ciofi naît le 7 juin 1967 à Casole d’Elsa, à côté de Sienne. Elle chante dès son plus jeune âge. A trois ans, elle participe à sa première compétition vocale et se passionne pour le chant. Adolescente, elle dirige la chorale de son village. Sous le conseil d’un enseignant, elle apprendre la technique lyrique à l’Institut Mascagni de Livourne. Elle approfondit ensuite sa pratique par des master classes à l’Académie Chigiana de Sienne.

Sa voix de soprano lyrique légère et sa pleine maîtrise du registre de colorature lui valent de remporter plusieurs compétitions internationales. En 1989, elle fait ses débuts sur scène au Teatro Communale de Florence dans l’opéra contemporain Giovanni Sebastiano de Gino Negri. Elle prend le rôle de Gilda dans Rigoletto de Verdi à Modène en 1992 et celui de Violetta dans La Traviata à Livourne en 1993. Elle chante ensuite Amina dans La Somnambule de Bellini au Festival de Martina Franca en 1994. S’ensuit Ninetta dans La Pie voleuse de Rossini à Palerme en 1996. La même année, elle fait ses débuts à Turin dans le rôle-titre de Cendrillon de Massenet. Sa première apparition en France se produit la même année, en Suzanne dans Les Noces de Figaro à Nice. Toujours en 1996, elle débute l’un de ses plus grands rôles, Lucia di Lammermoor de Donizetti à Savone. L’année suivante, elle fait ses débuts à La Scala sous la baguette de Riccardo Muti dans La Traviata. Elle y retourne dès l’année suivante en Adina dans L’Elixir d’amour de Donizetti. Suivent ses débuts à l’Opéra de Paris en 1999 en Nanetta (Falstaff).

En 2000, elle débute au Théâtre royal de Madrid dans La Bohème, où elle chante Musetta et au Châtelet dans Mithridate, roi du Pont de Mozart (Aspasia) dirigé par Christophe Rousset. Suivent en 2001 ses débuts à l’Opéra d’Etat de Bavière en Gilda et au Théâtre des Champs-Elysées dans Les Noces de Figaro en Suzanne et au Festival Rossini de Pesaro dans Le Nozze di Teti e Peleo. En 2002, elle chante Lucia à Lyon face à Roberto Alagna et débute à Covent Garden en Gilda puis à Zurich en Violetta. En 2003, elle fait ses premiers pas aux États-Unis en Violetta avec Jonas Kaufmann à Chicago. En 2004, elle chante Alcina (Morgana) à l’Opéra de Paris et prend le rôle d’Aménaïde dans Tancrède de Rossini au Festival de Pesaro, participant ainsi à la redécouverte des opera seria de ce dernier. En 2005, elle chante pour la première fois Marie dans la Fille du régiment de Donizetti à Gênes, avec Juan Diego Florez en Tonio. L’année suivante, elle débute aux Chorégies d’Orange dans Lucia di Lammermoor, avec Rolando Villazon. En 2008, elle chante Leïla dans Les Pêcheurs de perles de Bizet à Avignon et débute à l’Opéra allemand de Berlin en Gilda, puis à Vienne dans La Somnambule de Bellini. Elle commence aussi à chanter quelques rôles dans une tessiture plus dramatique, comme Marie Stuart de Donizetti à Liège.

Elle s’essaye avec brio à de nouveaux rôles tels qu’Ophélie dans l’Hamlet de Thomas à Marseille en 2010. En 2012, elle prend le rôle d’Isabelle dans Robert le diable de Meyerbeer au Royal Opera House. En 2013, elle chante les quatre rôles féminins des Contes d’Hoffmann d’Offenbach à Marseille. En 2015, elle chante Donna Anna dans Don Giovanni à Monte-Carlo et prend le rôle d’Electre dans Idoménée à Lille. Elle prend le rôle de Juliette dans Les Capulet et les Montaigu de Bellini au Liceu en 2016. Elle se rend par la suite à Berlin pour y chanter Marguerite de Valois dans Les Huguenots de Meyerbeer. Lyon la reçoit en 2017 pour Viva la Mamma de Donizetti (Giulietta) puis elle fait une escale à l’Opéra Royal de Wallonie pour camper le rôle-titre de Norma de Bellini. L’année suivante, elle interprète Madame Lidoine dans les Dialogues des Carmélites de Poulenc en Avignon.
En décembre 2018, Patrizia Ciofi chantera Violetta dans La Traviata à Berlin. En mars 2019, elle incarnera la Comtesse d’Almaviva dans Les Noces de Figaro à Marseille. Enfin, Liège la recevra en mai dans le rôle de Vitellia dans La Clémence de Titus (Mozart).